vendredi 16 décembre 2011

Chapitre 1. Tremblement du monde

LA CITE DES HOMMES / VERBATIM par NBN/page 15

Il faut trier les décombres, remettre les crises en perspectives dans le temps longue de l'histoire de l'économie. Les cycles se suivent, de vaches maigres en vaches grasses, cycles courtes de Juglar [eco] ou cycles longs de Kondratieff [eco]. [et caravane passe].

C'est le cas depuis l'aube de l'humanité, mémé si les méfaits de la finance ont remplacé ceux des accidents climatiques. Récemment, les économies occidentales ont connues de fortes et fréquentes secousses, en 1982, 1987, 1993 et 2001. Sans compter l'arythmie des crises de changes nées de l'instabilité fondamentale du système monétaire international qui a change avec la fin de la convertibilité-or du dollar en 1971. L'un après l'autre, les pays émergents en ont fait une amère expérience, le Mexique en 1994, l'Asie du Sud-Est en 1997, la Russie en 1998, la Turque en 2001. Alors qu'est-ce qui distingue fondamentalement cette crise des autres ?

Elle est avant tout plus complexe, parc qu'elle se présente comme la conjonction de trois cycles historiques

LA CITE DES HOMMES / VERBATIM par NBN/page 16

d'ampleur différente qui se télescopent pour constituer, au niveau de l'échelle du monde, une véritable «catastrophe». Tout se passe comme si un malade arrivait à l'hôpital pour soigner une infection courante, dont l'aggravation soudaine révèlerait l'affaiblissement généralisé de l'organisme, danger à son tour redoublé par la résurgence[fr] des symptômes de malformation génitale. Ces maux ont des causes distinctes, mais ils s'influencent mutuellement pour dresser un tableau clinique unique.[!?!!-courage]. Nous assistons simultanément à une correction d'une phase de la mondialisation, à la rupture du modèle industriel et au basculement des centres des puissances de l'Occident vers l'Orient, du nord vers le sud.


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