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Les premiers symptômes cliniques se sont manifestés dés le début de l'année 2007, au moment où la bulle immobilière américaine a commencé à se dégonfler. L'économie mondiale traverse depuis des crises aigües obligeant les États à des interventions urgentes. Les Bourses qui ont perdu entre 60% et 70 % de leur valeur, sont le thermomètre quotidien de cette tempête financière et économique.
Pour établir un diagnostique sérieux de la maladie, il faut remonter près de trente ans en arrière.
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L'idée des néolibéraux est alors d'en finir avec le double héritage de Roosevelt, fondé sur un encadrement de la sphère financière et de Kennedy, reposant sur la meilleure redistribution dans la sphère économique. Épaulés par la Grande-Bretagne de Margaret-Thatcher, les Etat-Unin vont lancer une contre-reforme, à partir de dogmes simples : l'individu prime sur le collectif, l'intérêt général se définit abord par la somme des intérêts individuels, enfin le marché définit le nouveau équilibre social. En résultent la dérégulation financière et la disparation de grands monopoles publics. Le principe, c'est la concurrence; l'objectif, la croissance; les instruments, le renforcement des marchés et les jeux à cour terme de l'économie spéculative.
Pour prix de cette démesure, la violence de la chute répond à la brutalité de l'ascension. En huit ans, en vertu de la politique d'abondance de dollars menée par la Réserve Fédérale, du laxisme sur les marchés de crédit et de la disponibilité massive de l'épargne asiatique, les bulles ont gonflées d'autant plus vite et plus fort. Trente milles milliards de dollars se sont volatilisés mais ils s'étaient accumulés en quatre ans à peine [de mort].
Cette hyper-croissance financière résulte d'abandons successifs : la dérégulation des transactions financières a limité tous les contrôles étatiques sur les activités financières. Le décloisonnement des différents marchés – crédit,
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change, obligation – a augmenté les interdépendances et affaibli la lisibilité des procédés.[NBN-AUDIT donne raison à cela. 2) ressemblance aux problématique des logiciels]. La désintermédiation bancaire a multiplié les acteurs sur ces marchés et rendu les entreprises plus sensibles à leurs fluctuations. Au cœur de la crise on retrouve la disparition de la notion de risque [link – méthodes agiles] qui veux qu'un risque plus élevé soit mieux rémunéré. L'abondance des liquidité a aveuglé les investisseurs qui ne distinguaient plus les différentes situations et exigeaient autant [maintenant on peut même sans plagiat et de façon culottée dire «exigeaient autant d'OTAN que...] d'un grand acteur industriel que d'une start-up chinoise, ou finançaient des ménages américains qui étaient incapables de rembourser leurs crédits.
Ce modèle « monétariste » et néolibéral a permis une sophistication des mécanismes spéculatifs et une croissance délirante des volumes. En vingt-cinq ans, les transactions ont été multipliées par plus de trente sur le seul marché des changes.
Suffit-il d'accuser la démesure de quelques banquiers de Wall Street ? La dérégulation est allé de pair avec la mondialisation. Et en ce sens, c'est la mondialisation même qui est en crise. Elle est prospéré sur un déséquilibre majeur, résultat de l'écart croissant entre une Amérique qui s'endette à outrance pour financer sa consommation et une Chine qui épargne l'essentiel des surplus commerciaux liés à sa situation d'atelier du monde. De part et d'autre de Pacifique, le retournement de conjoncture appelle, par conséquent, à revenir vers plus de modération.
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Cette crise est plus forte que celles qui l'ont précédé car c'est la première crise globale. Certes, en 1929, les retombées s'abattait d'un bout à l'autre de la terre, mais d'immenses zones grises restaient en marge de l'économie capitaliste, des régions traditionnelles et plus ou moins autarciques sur tous les continents. Ainsi, l'économie socialiste, en Union Soviétique, subissait des ruptures – dékoulakisation, famine, planification -, mais à son propre rythme dicté par la main de fer du Parti. Aujourd'hui, aucun recoin[fr+/-] de la planète n'échappe au capitalisme mondialisé et, tour à tour, chaque région ressent les effets du séisme financier, comme par la chute de dominos. Notre économie-monde avance de bulle en bulle dans un temps médiatique, immédiat et visible, qui accroît la pression et les risques de panique. Bulle immobilière japonaise de 1997. Bulle de d'Internet en 2001. Bulle des subrimes en 2007. Ainsi, l'effondrement hypothécaire américain est-il venu crever la bulle immobilière espagnole. D'autres bulles sont annoncées. On croirait revoir Charlie Chaplin, jouant au dictateur fou avec un globe léger comme l'aire.
Cette crise est aussi totale, n'épargnant aucune activité. Elle ne s'est pas, loin s'en faut [fr], cantonné au secteur financier, mais a ricoché sur l'ensemble des industries et des services. La restriction du crédit et la contraction de la demande agissent de concert pour atteindre tous les acteurs. L'industrie décroche. [comme A330].
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Même les secteurs les plus innovants sont affectés. Les plans sociaux sont multiplient. Le tourisme faiblit. C'est le fruit des interdépendances, des spécialisations à outrances et des externalisations qui donne rapidité et profondeur à la contagion. [voir début NBN/page 18].
Une économie globalisée, financiarisée et mondialisée, voilà les ingrédients d'une crise à nulle autre pareille[fr+/-]. En définitive, 2008 marque bien un tournant dans la mondialisation. Commencée vers la fin des années soixante-dix, accélérée par la chute du mur de Berlin, elle a porté le char triomphal du modèle néolibéral véhiculant le culte de l'entrepreneur, passeur moderne de la prospérité. Elle a débouché sur un comportement prédateur justifié exclusivement par le rendement du capital, une politique dérégulée fondée sur autonomisation de la sphère financière et une pression économique source de déséquilibres pour les hommes et les territoires. Une nouvelle phase commence dont il est permis d'espérer qu'elle corrigera les excès des trente dernières années.
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