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Chaque période de l'histoire recèle[fr] ses propres crises. Tout le XXe siècle en apporte la preuve. Le contexte stratégique d'ensemble a toujours déterminé les typologies des conflits.
La période en quelque sorte « apolaire » qui se dégagea après le suicide européen de la Première guerre poussa l'instabilité à son comble, en raison d'un vide de puissances et un ordre international fondé sur un compromis impossible entre la voloSnté de revanche des vainqueurs [vaincus ??? NBN ] et le nouvel ordre moral wilsonien [hst]. La défaillance des puissances provenaient d'un concours de circonstances désastreux:
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essoufflement des nations européennes exsangues [fr], isolationnisme américain, repli autarcique de la Russie soviétique [encore une foi- c'est trop simpliste pour moi, le mode] . Bref, des hommes malades d'un côté, des médecins malgré eux de l'autre.[déjà discuté sur le site lors de la critique de Schadok].
En résultèrent, d'abord, les crises internes des sphères d'influence: ce fut le cas des révoltes dans la vice-royauté des Indes, avec les massacres d'Amritstar en 1919 [hst], ou de la l'affrontement entre la Turquie et la Grèce sur les dépouilles ottomanes [hst]. Le statu quo [italique de l'auteur, NBN] génère, dans même temps, l'accumulation des rancœurs. Faute d'un règlement durable, des déchaînements ultérieurs se préparent. En Europe, l'occupation de la Ruhr, la question des réparations et le corridor Polonais de Dantzig attisent le nationalisme allemand [hst]. La prise de la ville de Fiume, dans le royaume de Yougoslavie, par les irrédentistes [fr] italiens ouvre la voie au fascisme. [hst]. Encore favorisée par la crise de 1929, l'ascension des [ qui est le deuxième ? Stalinien; reste à démontrer- c'est-à-dire le lien de Stalinisme avec 1929] totalitarismes décuple l'esprit de conquête aux dépens des puissances secondaires. En résume, l'affaissement des vainqueurs – minés par leurs dissensions internes – nourrit l'esprit de revanche des vaincus, entraînant à nouveaux le vieux continent vers le gouffre.
Pendant la guerre froide, le monde bipolaire se caractérise par le risque de contagion mondiale de toutes les crises, sous la menace de superpuissances aux capacités destructives sans précédent. Paradoxalement, le nucléaire fut un facteur de stabilisation, alors que la dimension idéologique du conflit a aggravé le désordre,
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prenant le monde pour le terrain de conquête, État, après État. Deux types de crises en découlent. Celle du centre, touchant aux intérêts vitaux de deux grandes puissances, risquent de mener à une escalade globale. Tel est le cas à Berlin, depuis le blocus de 1948-1949 par les forces soviétiques jusqu'à la construction du mur en 1963 ou dans la crise des missiles soviétiques à Cuba. Celles de la périphérie, que la communauté internationale s'efforce de maintenir sous cloche, non sans un un certain cynisme, dans le but d'éviter la contagion au prix d'éviter le pourrissement souvent tragique, comme dans les conflits nés de la décolonisation, par exemple le séparatisme katangais, dans l'ancien Congo belge.
Enfin, le moment unipolaire, né de la chute du Mur en 1989, s'achève actuellement. L' universalisme messianique de la démocratie américaine dominait faute d'ennemis et en raison de l'hétérogénéité des capacités défensives des États. Première puissance militaire, industrielle et économique, victorieuse du rival politique communiste, la superpuissance céda à sa pente universaliste et crut pouvoir façonner le monde à son image. Ce climat favorisait le passage en force au détriment de la négociation et l'imposition de solutions uniformes sans adaptations aux spécificités locales. On se trouvait par conséquent confronté, d'un côté, à des crises faisant intervenir l'Amérique face aux États faibles, au nom de l'urgence humanitaire ou de la diffusion de la liberté, en Somalie, en 1992, ou au Kosovo, en 1999; et, de l'autre, à des crises sans intervention américaine, par manque de relais, comme au Rwanda en 1994-1995, ou par refus de confrontation avec une puissance, comme par exemple en Tchétchénie à partir du 1994. Ces hiatus[fr] entre les promesses et les réalités a favorisé l'impression délétère[fr] d'un double langage, plus qu'à aucune autre période.
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